ASSOCIATION(S)

VICTIMES DU DEVOIR

De nos jours, il existe bien des stèles en l'honneur des policiers tombés en service et les différentes associations et comités locaux perpétuent leur mémoire de façon remarquable. Mais aux prémices du 21ème siècle, il n'existe aucune plateforme commune à tous ; à l'instar d'autres pays qui réalisent depuis des décennies des enquêtes pour se souvenir, et produisent également des analyses publiques afin d'adapter les formations initiales et continues des recrues, pour mieux appréhender les situations à risques.

Pendant une dizaine d'années, Stéphane Lemercier, officier de police en fonction dans l'Hérault, a été l'initiateur d'un travail colossal de recherches sur les victimes du devoir dans la Police Nationale. Il a mené à titre personnel des recherches sur les policiers français tués en service sur près de deux siècles et a produit un livre très fourni sur le sujet. En l'an 2000, il a créé un site, aujourd'hui fermé, qui leur rendait hommage.

A défaut d'une politique mémorielle cohérente, depuis 2012, j'ai décidé de poursuivre sa démarche en créant ce mémorial, en apportant de nouveaux noms, en recoupant le maximum d'informations sous forme de récits neutres et circonstanciés.Et depuis 2018, le projet est salué et soutenu par une association caritative centenaire : Police - Action Solidaire, le département de solidarité mis en place par l'Union des Anciens Combattants de la Police et des Professionnels de la Sécurité Intérieure (voir mention marginale).

Avant l'existence de ce mémorial numérique, s'agissant de décès de policiers résultant d'actes de banditisme, trouver des informations publiques sur ces victimes était un exercice difficile sans d'abord rechercher des articles sur les meurtriers.Un exercice douloureux pour les familles endeuillées !

Le temps les a parfois oubliés, mais chacun de ces policiers avait un visage, une famille et une histoire personnelle.
Malgré tous les maux que peuvent produire la société et la pratique d'un métier hors norme, tous avaient la même aspiration lorsqu'ils ont vécu leurs derniers instants : celui de servir et d'aider leur prochain.
Ils n'ont pas reculé. Comme vous, policiers, ils ont vécu des situations périlleuses, et se sont sans doute demandés s'ils vivraient la minute d'après.
Ils ont pris leur service, ri autour d'un café, sans vraiment imaginer qu'un évé
nement, une décision à l'instant T, ou la place qu'ils ont choisi dans le véhicule d'intervention allait changer le cours de leur existence.

Se souvenir est un devoir.

L’association a décidé de supporter le travail exceptionnel et important du devoir de mémoire.