NEW YORK

LA SECURITE A NEW YORK

LA DELINQUANCE A NEW YORK

La question de la délinquance à New York est une question importante et qui évolue de semaine en semaine.

De nombreux sites de voyage sur New York, reviennent sur toutes les merveilleuses choses à faire, à visiter dans la ville dés que cela sera possible, mais n'évoquent que très peu l'aspect sécuritaire de la ville qui pourtant, depuis le 01/01/2020 a bien changé.


Sans en dresser un tableau catastrophique, la situation n'est pourtant pas si belle que cela, et il paraît important de développer ce point pour que vous puissiez arriver dans la grande pomme, en ayant toutes les cartes en main.

Situation à New York au 27 octobre 2021


Le bilan de la sécurité de la ville semble encore bien sombre en cette veille de reprise des voyages vers la grande pomme.

Le syndicat des detectives de New York, vient de diffuser le 27/10/2021 sur Twitter des informations sur la situation sécuritaire et le moins que l'on puisse dire c'est que les chiffres sont mauvais.


Depuis la réforme judiciaire du 01/01/2020, le D.E.A indique:

  • Les meurtres ont augmenté de 38%.

  • Les fusillades ont augmenté de 98%.

  • Les victimes ont augmenté de 101%.

  • Le NYPD, par le travail acharné de ses agents, a déjà retiré des rues plus de 8000 armes.


Sur un site de préparation au voyage à New York, nous voyons toujours inscrit qu'il faut considérer que New York doit toujours être vue comme la ville la plus sûre des Etats-Unis, qu'il y fait bon vivre, et que vous pouvez vous balader partout sans peur, de jour comme de nuit.

Nous nous interrogeons pourquoi ce genre d'informations continuent d'être affichées alors qu'il est impératif de parler vrai!


New York, telle que nous l'avons connue jusqu'en 2019 à bien changée.


Il vous convient de rester prudents et de connaître la situation actuelle.

Retour sur la sécurité à New York depuis le 01 janvier 2020

Le 01 janvier 2020, l'état de New York a adopté la réforme de la procédure pénale.

Depuis cette date, et en raison des décisions prises autour du COVID et de la crise sanitaire, les autorités newyorkaises ont décidé de libérer en grand nombre les détenus de la prison de rikers.


En quelques semaines, la délinquance a commencé à exploser dans la ville, mais le paroxysme aura été atteint avec l'affaire Georges FLOYD qui a enflammé les Etats-Unis, et New York. Enfin la ville a vécu une explosion des fusillades ayant provoqué la mort de centaines de personnes dont des bébés, en 2020.

Au regard des chiffres importants, nous avons décidé de vous proposer un dossier sur ce thème, afin que vous soyez avisés de la situation.

Sur beaucoup de sites Internet spécialisés sur New York, il est fait mention à de nombreuses reprises, que New York était une ville sûre, sans problèmes avec la délinquance.


Nous souhaitons apporter un gros bémol sur ces informations car, depuis le 01 janvier 2020, la situation a malheureusement bien changé dans la ville.

Au 01 janvier 2020, l'Etat de New York a décidé d'appliquer la réforme judiciaire, ce qui change drastiquement la donne en matière de sécurité dans la ville. Le système de caution a disparu, et, en quelques jours, la situation sécuritaire de la ville à littéralement changé.

Durant l'année 2020, New York a vu une explosion de la délinquance, une explosion des fusillades et des exécutions par balles en pleine rues. De plus les agressions se sont multipliées, avec la libération en masse de voyous détenus à Rikers, pour cause de COVID-19.


Les syndicats de police, tirent depuis maintenant plusieurs semaines le signal d'alarme au regard de la délinquance qui explose dans la ville.

Pour coller au plus proche de la situation, au 26 avril 2021, la situation est catastrophique sur bien des points de sécurité dans les rues de la ville et dans le métro, et nous souhaitons vous présenter un détail de la situation, non exhaustif bien sur.


La situation dans le métro

Dans un article du New York Post, le décompte des meurtres dans le métro fait état depuis le mois de février 2020 de 10 victimes. Pourtant, lors d'une conférence de presse le 20 avril 2021, le Maire de la ville se réjouissait d'une baisse de crimes dans le métro, pour que, deux jours plus tard, des syndicats du transport réclamaient des renforts de police, après le meurtre d'une nouvelle victime sdf dans une station de métro du Queens, la 3ème victime cette année.

Avant la pandémie et des décisions politiques qui ont été prises, le métro de New York avait comptabilisé de 2014 à 2019 10 meurtres.

Aujourd'hui en 13 mois, les statistiques explosent.


Bien sur, de janvier à Avril 2021, comme le signale la responsable des unités de police du métro, le crime a baissé de 53%, mais il faut prendre en compte que la fréquentation du métro à chuté aussi de 63% à cause du Covid et des restrictions.

Les agressions et autres crimes augmentent.

De janvier à Mars, les agressions ont augmenté de 8.2%.

La seule raison, indique la journaliste du New York Post, qui explique que le crime est en baisse dans le métro est que les attaques non violentes (larcenies non violent thefts) sont en chute de 70%.(Cette dénomination signifie par exemple qu'un touriste à oublié son téléphone sur le banc de la rame du métro.)

Mais il y a plus que cela pour expliquer le fait que les newyorkais ne prennent pas le métro: 26% des usagers se sentent en sécurité, une chute de confiance de 65% d'avant la pandémie.

En stations, le sentiment de sécurité n'est que de 34%, un chute de confiance de 70% d'avant la pandémie.

Les utilisateurs déclarent qu'il ne suffit pas qu'il y ait eu un crime ou une agression pour se sentir en danger: il suffit d'être seul sur la plateforme pour avoir cette sensation de peur, de danger, ou être la seule personne dans la voiture.


Pourtant, le NYPD, avec un ajout de 644 policiers après le double meurtre de février 2021 sur la ligne "A", continue de faire son boulot et de tout faire pour tenter pour que tout redevienne à la normale dans le métro.


Depuis l'instauration d'une nouvelle politique pénale, les arrestations ont ainsi chuté de 40%, et quand la police interpelle, les voyous sont aussitôt remis en liberté, en raison de l'application des nouvelles lois.

Selon le NYPD, 850 voyous ont été interpellés depuis mars 2020, et parmi eux, 54% avaient déjà un casier de divers faits mais pas forcément de passé de criminels. Aujourd'hui, la majorité des voyous interpellés ont des casiers criminels.

La responsable du métro indique qu'il ne suffit pas de ne plus parler de la délinquance dans le métro pour que cette dernière n'existe plus! Il n'est pas possible de prétendre que ce que ressentent les usagers ne compte pas.



Les fusillades en très forte augmentation

La ville de New York a connu sa semaine la plus sanglante cette année, et la violence avec arme continue d'exploser avant ce qui pourrait être un été des plus chaud. Les données du NYPD montrent que 50 personnes ont été blessées dans 46 incidents distincts en 7 jours la semaine dernière (20 avril au 25 avril 2021) soit une augmentation de plus de 300% par rapport à la même semaine en 2020.

En 2020, les statistiques indiquent que la ville a enregistré 11 fusillades avec 12 victimes lors de la dernière semaine (20 au 26 avril).

La même semaine en 2019 les chiffres étaient presque identiques.


La situation avec les fusillades à commencé depuis plus d'un an, au printemps dernier, alors que les New-Yorkais se débattaient avec la première vague de COVID-19. Les fusillades, cependant, n'ont montré aucun signe de ralentissement alors même que la ville et l'État rouvrent lentement.

Jusqu'à présent depuis le 01 janvier 2021, 376 fusillades ont été signalées avec 416 victimes, selon les données du NYPD.

Le maire a annoncé son plan de maintien de l'ordre pour lutter contre la violence armée la semaine dernière, mais presque toutes les mesures ont été mises en œuvre en 2020, y compris l' initiative «Summer All Out» qui n'a pas réussi à ralentir la vague de fusillades.

Un flic du Bronx a critiqué le maire pour avoir vanté les arrestations de voyous armés au beau milieu de la flambée des tirs. «Le maire parle d'arrestations d'armes à feu record - le seul record que nous aurons cette année, ce sont des fusillades monstres», a déclaré le policier au Post.



Le départ volontaires de policiers du N.Y.P.D

Dans un article du 26 avril, le New York Post nous apprends que plus de 5300 policiers du NYPD, ont pris leur retraite ou ont décidé de demander leur retraite en 2020, soit une augmentation de plus de 75% par rapport à l'année dernière.

L'exode, au delà de la pandémie, le sentiment anti flic récurant dans la ville, les émeutes, les violences et les multiples fusillades expliquent le départ en masse des policiers, en retraite.


En 2019, 3053 policiers avaient décidé de prendre leur retraite.

Au mois d'avril 2021, 831 policiers ont pris leur retraite ou prévu de quitter le NYPD, et beaucoup d'autres ont prévu de quitter les rangs au regard des attaques, menaces anti police, des violences exercées contre eux, des lois les empêchant de travailler, selon Joseph GIACALONE, un ancien policier du NYPD et professeur au John "Jay collège of Criminal Justice". La majorité des policiers demandant de quitter le NYPD souhaitent ainsi rejoindre d'autres départements de police ou embrasser une autre carrière.

Tout a commencé après la mort de Georges FLOYD, le 25 mai 2020, et tout ce qui a suivi au niveau des violences contre les forces de l'ordre, avec 272 policiers qui ont décidé de cesser leurs fonctions au sein du NYPD à cette époque.

Les responsables du NYPD redoutent le prochain été qui pourrait voir une explosion de la délinquance, surtout après le vote du City Concil, le conseil municipal de New York d'une loi pouvant traduire en justice n'importe quel policier pour n'importe quel fait, ce qui provoque la rancœur des policiers au regard du travail et des risques pris pour assurer la sécurité de la ville.

Les syndicats indiquent que les décisions et l'acharnement des politiques, répondant aux manifestants demandant à "déconstruire" le NYPD, ne donnent plus du tout envie aux futures recrues qui auraient voulu rejoindre les rangs du NYPD.

Bien que la décision de quitter le NYPD et de prendre sa retraite soit personnelle, le NYPD observe de très prés cet exode qui commence à inquiéter.

Il y a quelques heures, le NY Post, diffusait un article sur le futur budget de la ville de New York, qui en raison de diverses aides fédérales se monte à 98.6$ billion.

LA SECURITE A NEW YORK

BESOIN DE SECOURS: LE 911

A New York comme aux Etats-Unis, sachez que le numéros d'urgence que ce soit pour la Police, les Pompiers (Incendie, aide à la personne) ou une ambulance ne se fait qu'avec un seul et unique numéro: le "911".
Lors de votre appel, il vous sera demandé votre nom, adresse et le motif de votre appel.

A New York, une campagne de message d'information concernant la lutte contre le terrorisme et surtout l'appel à la population d'aider aussi les forces de police afin de sécuriser la ville.

Cette campagne a pour thème "IF YOU SEE SOMETHING, SAY SOMETHING".

LES CONTROLES DE POLICE

Que ce soit dans la rue ou dans le métro, peut-être qu'un jour vous aurez à faire aux policiers du NYPD, et ce, sous diverses formes. Si la police souhaite vous contrôler, quelques conseils à respecter:

Dans le Métro:
Présentez votre sac aux policiers vous le demandant, lors d'opérations ponctuelles dans le métro. Sachez que refuser ou commencer à réagir est puni par la loi.

Au volant:
Manifestez le fait que vous avez compris que la police souhaite vous contrôler en mettant votre clignotant. Rangez-vous sur le bas-côté. Gardez vos mains visibles et obtempé
rez aux demandes des policiers.
Si vous devez prendre vos papiers dans votre sac ou boite à gants, indiquez le avant d'effectuer la manœuvre.
Si vous devez acquitter une contravention, ne pas tenter de négocier, et ne manifestez pas votre mécontentement! Il vous coûterait peut-être de nouvelles verbalisations voir même une interpellation.

ORDRE D'EVACUATION

Si vous vous trouvez dans une zone de la ville soumise à une intervention policière, nécessitant une évacuation, sachez reconnaître les ordres lancés par les policiers:"Moove", ce qui signifie de bouger, de quitter le secteur et de suivre les gestes indiqués par le ou les policiers.

Vous pourrez aussi entendre: "Go back! Go back": Reculez, partez, fuyez tout en suivant les gestes des policiers.
Il en va de votre sécurité d’obtempérer rapidement aux ordres.

En ce qui concerne la sécurité et le respect des lois, il convient aussi de respecter toutes les autres agences de sécurité de la ville, comme le PAPD, le FBI etc...

L'INTERPELLATION

ETRE INTERPELLE PAR LE NYPD

L’officier de police effectuant une arrestation doit énoncer les droits de la personne avant de procéder à son interrogation. Cette énonciation est communément appelée le Miranda Rights, d’après la décision de la cour Suprême des Etats-Unis.

Dans cet avertissement, il est énoncé :Qu’une personne arrêtée a le droit de garder le silence, Que tout ce qu’elle dira à la police pourra être et sera par la suite utilisé contre elle devant un tribunal, Que la personne arrêtée a le droit d’être représentée par un avocat et que si elle n’en a pas les moyens, un avocat lui sera fourni d’office (public defender).

L’officier de police doit s’assurer que la personne arrêtée a bien compris cet avertissement et ses droits, après quoi, il lui demandera si elle souhaite parler.

La personne arrêtée a tout intérêt à invoquer les droits énoncés par la loi Miranda et ne rien dire, ni à répondre aux questions de la police sauf bien sûr pour décliner son identité, son âge et son adresse. Très important, la police doit cesser ses questions une fois qu’une personne invoque ses droits.(Miranda Rights).

La "notice to appear"
Dans le cas où une personne est suspectée d’avoir commis un délit mineur, elle peut se voir remettre une "Notice to appear", document lui demandant de se présenter devant le tribunal à une certaine date plutôt que d’être détenue. En revanche si la personne refuse de s’identifier auprès de l’officier de police, l’officier de police a des raisons de penser que de laisser la personne en liberté est risqué pour elle même ou pour un tiers.

La personne n’a pas d’attache avec la communauté américaine
L’officier de police suspecte la personne d’être recherchée dans une autre juridiction, ou il semble que la personne ait déjà refusé de répondre à une Notice to appear ou n’a pas respecté les termes de sa remise en liberté avant son procès dans une autre affaire. Alors dans ces cas, c'est l'INTERPELLATION.

L’incarcération Le booking process s’effectue au poste de police, par un "booking officer". Cet agent de police va réexaminer les faits afin de déterminer une nouvelle fois si une "Notice to appear" est plus appropriée que l’incarcération.

Les facteurs qui rentrent en ligne de compte sont:
La résidence de la personne et la durée de vie dans la communauté américaine. Ses liens familiaux de la personne dans la communauté. Son historique d’emploi/travail. Sa condition mentale. Ses condamnations antérieures. L’historique de ses comparutions devant le tribunal.

La personne peut être interrogée : là encore, elle a le droit de garder le silence jusqu’à l’arrivée de son avocat, si elle a invoqué ses Miranda Rights lors de son arrestation.

La fouille corporelle est possible, la prise des empreintes digitales et la photo sont obligatoires, tout comme en France: refuser c'est un DELIT. Ce n’est qu’après ces formalités seulement, que la personne arrêtée sera placée dans une cellule.

La remise en liberté – la cautionFirst Appearance:
La règle, c’est que la personne en détention doit comparaître devant un juge dans les 24H suivant son arrestation. Cette audience est appelée First Appearance.

Durant cette audience, le juge énonce les chefs d’accusation et détermine si la police avait une raison valable justifiant l’arrestation de la personne. Si oui, le juge demande à la personne si elle désire être représentée par un avocat, et si oui, si elle a l’intention d’engager les services d’un avocat ou à défaut de moyens, préfère qu’on lui en attribue un d’office (Public Defender). C’est aussi durant la First Appearance que le juge adresse la question de la caution.

ATTENTION: Depuis le 01 janvier 2020, une loi de réorganisation de la justice est mise en œuvre aux États-Unis. Si l'état d'Albany a refusé d'appliquer cette réforme, comme il en a le droit, l’État de New York a décidé de l'appliquer.

Le principe de cette reforme détermine, les ultimes conditions d'une décision sur la caution.
La caution doit être l’exception et le mis en cause sera convoqué plus tard devant le tribunal. De très nombreux délits sont indiqués dans la réforme comme ne nécessitant pas de caution, au grand damne des autorités policières de New York, qui constatent déjà des situations ubuesques concernant plusieurs voyous ayant commis des graves délits, qui ne sont plus maintenant passibles d'emprisonnement ou de caution, en attente du tribunal.

Le terme est: Release on Your Own Recognizance (ROR)

LE DROIT DE MANIFESTER

LE DROIT DE MANIFESTER A NEW YORK

Manifester est un droit en France, comme aux Etats-Unis, mais sachez qu'aux USA l'action des forces de l'ordre est dirigée par des lois et règlements sensiblement différents de chez nous, et New York ne fait pas exception.

Sachez que:Manifester sur la voie publique (la route) est interdit. Il faut manifester sur les trottoirs.S'opposer à une interpellation est interdit.Même si vous souhaitez "aider" quelqu'un, vous seriez également interpellé puis accusé de trouble, de rebellion et autres actes d'accusations qui vous emmèneront tout droit au tribunal.

Obtempérez quand on vous ordonnera de quitter les lieux, de retourner sur le trottoir si vous avez débordé sur la voie publique, ou vous aurez de fortes chances d'être interpellé pour troubles.

Un conseil:
En tant que touriste, participer à une manifestation n'est pas interdit bien sur, mais assurez-vous de ne pas être hors la loi.