DELEGATION Wilton SEKZER
11 septembre 2001 - 11 septembre 2026
Commémoration des 25 ans des attaques térroristes
250 ans des Etats-Unis d'Amérique
DELEGATION Wilton SEKZER
11 septembre 2001 - 11 septembre 2026
Commémoration des 25 ans des attaques térroristes
250 ans des Etats-Unis d'Amérique
11 septembre: 25 ans d'histoires
L'affaire Scott SHIELD, une déception pour l'association 911-17
Date: mai 2005
Lieu: New York (Etats-Unis)
Scott Shields et le mythe du chien Bear : chronique d’une désillusion après le 11-Septembre
Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le monde entier cherchait des figures d’espoir au milieu des ruines du World Trade Center.
Parmi les visages qui ont marqué l’opinion publique figurait celui de Scott Shields, un homme accompagné de son golden retriever Bear, présenté comme un chien de sauvetage héroïque ayant participé aux recherches à Ground Zero.
Pendant plusieurs années, Scott Shields a raconté son histoire dans les médias, lors de conférences et à travers son livre "Bear, Heart of a Hero". Il se présentait comme un sauveteur engagé sur les décombres de New York, affirmant que son chien avait permis de retrouver des victimes et participé aux opérations de secours.
Voici notre histoire.
Comme beaucoup d’autres associations et passionnés du monde canin, nous avions été touchés par ce récit. L’association l’avait rencontré personnellement lors de la présence de la délégation 2005.
Il nous avait raconté son expérience, parlé de Bear avec émotion et dédicacé son livre. Son témoignage semblait sincère, porté par la gravité des événements du 11-Septembre et par l’image forte d’un chien héroïque au service des secours.
L’année suivante encore, Scott Shields nous avait reçus à nouveau. Rien ne laissait alors penser que son histoire serait remise en cause. Pourtant, peu de temps après le retour de la délégation 2006, plusieurs courriels reçus sur la boite mail de l'association ont commencé à nous alerter sur les incohérences dans son récit et sur les enquêtes en cours à son sujet.
Au fil des investigations journalistiques et judiciaires menées aux États-Unis, une autre version des faits est apparue. Des responsables des opérations cynophiles de Ground Zero ont contesté les affirmations de Shields concernant le rôle de Bear dans les recherches.
Certains ont déclaré que le chien n’était pas un chien de recherche officiellement formé pour ce type d’intervention et que les récits de « survivants retrouvés » ne correspondaient pas à la réalité des opérations.
Les révélations ont pris une ampleur nationale lorsque les autorités fédérales américaines ont ouvert une enquête sur les aides financières reçues par Scott Shields et sa sœur après les attentats. Selon les documents judiciaires, ils avaient obtenu plusieurs dizaines de milliers de dollars d’aides de la FEMA et de la Croix-Rouge américaine grâce à de fausses déclarations concernant leur lieu de résidence et leur situation après le 11-Septembre.
En 2008, Scott SHIELDS a finalement plaidé coupable devant la justice fédérale américaine pour fraude, vol de fonds publics et fraude postale.
Il a reconnu avoir obtenu illégalement des aides destinées aux victimes des attentats du 11 septembre.
Le tribunal fédéral l’a condamné à huit mois de prison, suivis d’une période de liberté surveillée. Il a également été condamné à rembourser environ 49 000 dollars aux autorités américaines. Sa sœur Patricia Shields a reçu une condamnation similaire.
Scott SHIELDS et l’association 911-17
L’histoire de Scott Shields reste aujourd’hui un exemple marquant des dérives possibles autour des grandes tragédies collectives.
Dans une période où l’émotion mondiale était immense, son récit avait trouvé un écho puissant.
Pour notre association, il est difficile d’oublier les rencontres, les échanges et les dédicaces d’un homme dont nous pensions admirer le courage.
La découverte progressive des faits a transformé cette admiration en profonde désillusion.Cette affaire nous a profondément choqué, nous qui l'avions soutenu et relayé son histoire.
Notre déception était immense : derrière l’image médiatique du sauveteur accompagné de son chien Bear se dessinait désormais celle d’un homme ayant largement exagéré — voire inventé — une partie de son rôle dans les événements du 11-Septembre.